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Sports 07 octobre 2021

La boxe sur VOO : 5 choses à savoir pour monter sur le ring

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En proposant à ses abonnés les deux grands événements boxe programmés en automne, VOOSPORTWORLD et Divertissez-VOO prouvent une nouvelle fois qu’elles sont les chaînes du noble art en Belgique ! Avec l’explosif Fury vs Wilder III le 09 Octobre et l’historique Canelo vs Plant le 06 Novembre, les amateurs de sensations fortes seront comblés. Si la boxe, sport déjà pratiqué dans la Grèce antique, vous semble inaccessible, car trop codifiée, voici de quoi la décrypter. Sans tabou et sans décodeur, par notre journaliste Serge Radermacher.

 

Le pape, le président américain et le champion du monde des lourds !

Jack Johnson, Joe Louis, Rocky Marciano, Mohamed Ali, George Foreman, Mike Tyson… Leur point commun : avoir détenu l’un des titres les plus prisés en sport, celui de champion du monde des lourds ! Monter sur ce trône, c’est écrire la légende et atteindre l’immortalité qui l’accompagne. Au 20e siècle, le champion était considéré comme l’homme le plus fort au monde. Et son nom était aussi populaire que celui du pape et du président américain. Si la multiplication des fédérations, et donc des titres, a eu tendance à diluer l’impact de cet athlète hors-norme sur la culture populaire, la nouvelle génération talentueuse des Tyson Fury, Deontay Wilder ou Anthony Joshua a rendu ses lettres de noblesse à la catégorie reine des poids lourds !

Astuce

Vivez les combats de boxe comme si vous y étiez grâce à VOOSPORT WORLD.

L’alphabétisation pugilistique : WBC, WBA, WBO, IBF…

Au royaume des abréviations, la boxe est assurément championne du monde. Si au départ, tout paraissait simple (un ring, des gants, deux boxeurs et que le meilleur gagne), à l’arrivée, la multiplication des fédérations (quatre majeures et une douzaine plus anecdotiques), des catégories de poids (de 8 à 17) et des ceintures (intercontinentale, intérimaire, superchampion…) rendent la lecture de l’actualité pugilistique plutôt confuse. Quel que soit le titre, le contrôle de qualité doit se faire sur une et une seule base : le niveau des boxeurs. Heureusement, pour rendre sa clarté originelle au noble art, la tendance est à l’unification des titres. Ce sera le cas si le vainqueur de Fury vs Wilder III (titre WBC) affronte ensuite Oleksandr Usyk, nouveau champion WBA, IBF et WBO après sa récente victoire face à Anthony Joshua. Et les 4 titres chez les super-moyens (-76kg) seront en jeu lors de Canelo vs Plant en novembre. On parlera alors de « undisputed champ », soit de champion incontesté !

La boxe, c’est pas du cinéma ?

Si le ring n’est pas un endroit pour jouer la comédie, il existe une belle et longue histoire d’amour entre le noble et le 7ème art. Étonnement, Charlie Chaplin, dans « Charlot boxeur », est sans doute le premier pugiliste (certes délirant) connu du grand écran ! De « Rocky » à « Raging Bull », en passant par des chefs-d’œuvre documentaires comme « When We Were Kings », des centaines de films ont exploité la mécanique des corps et la complexité d’âme de la boxe et des boxeurs. Avec sa verve intransigeante et son style évanescent sur le ring, Mohamed Ali était éminemment cinématographique. Tyson Fury l’est aussi. Avec ses 206 cm, pour environ 120 kg, le « Gipsy King » revendique ses origine de Travellers (Gitan du Royaume-Uni). Après avoir connu la gloire, la dépression, l’alcool, la drogue et la rédemption, sa vie est digne du film « Snatch », de Guy Ritchie. Il faut, sur le ring quelques instants après une victoire, l’entendre chanter le classique folk américain « American Pie » pour comprendre le grain de folie qui l’habite ! Deontay Wilder, de son côté, fait plutôt penser à un personnage de western à la Sergio Leone : sombre, silencieux et toujours prêt à dégainer !

Le bon, la brute et le boxeur dans la fédération de boxe

Avec la boxe, il n’y a pas de juste milieu : on l’aime ou on la déteste. Il y a ceux qui voient deux hommes (ou femmes) en short se taper dessus. Et ceux qui voient un jeu d’échec humain où celui (ou celle) qui équilibre le mieux la puissance, l’agilité, la force mentale et la stratégie peut lever les bras à la fin du combat. Et à ce jeu-là, le Mexicain Saul Alvarez est actuellement le plus malin. Né il y a 31 ans à Guadalajara, Canelo (cannelle en français) se distingue, avec son teint pâle, ses cheveux roux et ses tâches de rousseur, par son physique plus slave que latino. Mais aussi par sa précocité : passer professionnel à l’âge tendre de 15 ans, il ne respecte pas ses aînés sur le ring et leur inflige dérouillée après dérouillée. Champion du monde à 20 ans, son manager disait déjà de lui: « Lorsque Canelo boxe, le Mexique s’arrête, les rues se vident et les téléviseurs chauffent ! ». Saul Alvarez est un phénomène. Et aussi le boxeur le mieux payé de la planète (depuis que Floyd Mayweather, le seul à l’avoir battu, a pris sa retraite). Déjà vainqueur d’un titre mondial dans 3 catégories de poids différentes, il se lance un défi inédit. Gagner les quatre ceintures chez les super-moyens (-76kg). Pour cela, il devra battre Caleb Plant, boxeur américain invaincu en 21 combats. Les deux se sont écharpés lors de la conférence de presse inaugurale. Reste à savoir qui sera, le 06 Novembre prochain, le bon, la brute… et le vainqueur ! Nos journalistes décryptent les combats sur la chaîne TV Divertissez-VOO dans l’émission VOO Sport Club.

Trois à la suite

La grande histoire de la boxe a été écrite à la lueur d’intenses rivalités. Et lorsque le premier affrontement est de qualité, il n’est pas rare de remettre les gants une deuxième voire une troisième fois. La trilogie semble d’ailleurs avoir été inventée pour sublimer les plus grands boxeurs de leur temps. Au sommet de cette pyramide, Ali et Frazier ont livré des combats d’anthologie au Madison Square Garden (2 fois) et à Manille, où « Smokin Joe » abandonnait à l’appel du 15e round. Ali avouait plus tard que lui aussi était épuisé et qu’il n’était plus capable de se lever de son tabouret. A quelques secondes près, le destin avait choisi son camp !

Toujours chez les lourds, Bowe et Holyfield ont comblé les fans de boxe dans les années 1990. Si les trois affrontements sont d’une intensité incroyable, c’est le deuxième qui est resté dans les mémoires. Au 7ème round, un paramoteur fendait le ciel de Las Vegas et s’écrasait au bord du ring, laissant les deux boxeurs pantois et la foule en panique. Il fallait 20 minutes pour évacuer le parachutiste imprudent et relancer le combat. Une soirée inoubliable au coeur du désert du Nevada…

Zale vs Graciano, Gatti vs Ward, Duran vs De Jesus ou Pacquiao vs Morales comblent également les aficionados du noble art. Et dans le genre série à succès, la palme revient à Sugar Ray Robinson vs Jake La Motta : ils se sont affrontés à 6 reprises. Après avoir été battu 5 fois dans cette hexalogie, le « Raging Bull » est l’auteur de cette phrase cultissime : « J’ai affronté tellement de fois « Sugar Ray » que j’en ai attrapé le diabète ! ».

Reste à savoir quelle place occupera la trilogie Fury vs Wilder dans ce panthéon. Pour l’anecdote, c’est devant les tribunaux que Wilder a décroché une troisième chance de battre le Britannique alors que celui-ci négociait un méga-combat avec son compatriote Anthony Joshua. Mais les poings de Fury risquent de faire bien plus mal que le glaive de la justice…

Deux combats immanquables : les enjeux

Fury vs Wilder 3 (championnat du monde de boxe WBC des lourds)

Leur rivalité date de décembre 2018. A Vegas, Tyson Fury, qui est remonté sur le ring après deux ans d’excès en tout genre, n’est pas favori face à un puncheur toujours invaincu. Il surprend l’auditoire en donnant, par moment, une leçon de boxe à Wilder. Mais il est électrocuté à deux reprises par la droite fulgurante de l’Américain. Le knockdown à la 12ème reprise est impressionnant. Au compte de 7 de l’arbitre, il se relève tel un zombie pour finalement décrocher le match nul.

Retrouvailles en février 2020. Tyson Fury change de tactique : de boxeur aérien, il se transforme en char d’assaut. Wilder ne fait pas le poids et son coin jette l’éponge au 7ème round… Le « Bronze Bomber » n’a jamais accepté cette première défaite de carrière, utilisant toutes les excuses disponibles à son manuel, y compris le poids élevé de son costume d’entrée qui lui a fatigué les jambes. On aura vraiment tout entendu en boxe !

Le boxeur britannique part donc largement favori pour le 3ème volet. Compte tenu du penchant cyclothymique du « Gipsy King », il reste à voir, après 18 mois de pause covid, quelle version de Fury franchira les cordes du ring samedi. Car Deontay Wilder a soif de revanche et reste un adversaire dangereux. « Affronter Wilder, c’est comme jongler avec des bombes atomiques » signale Fury. Prêts pour le grand boum ?

Canelo Alvarez vs Caleb Plant (championnat du monde WBC, WBA, WBO et IBF des super-moyens)

Cela fait une trentaine d’années que des titres de champion du monde sont distribués par les 4 fédérations majeures : les WBC, WBA, WBO et IBF. La cohabitation n’est pas toujours facile et les boxeurs capables de rassembler les 4 ceintures pour devenir le « undisputed champ » sont rarissimes. Le vainqueur de Canelo vs Plant ne sera que le 6e sur cette liste prestigieuse (après Bernard Hopkins, Jermaine Taylor, Terence Crawford, Oleksander Usyk et Josh Taylor). Le rendez-vous du 6 novembre au MGM Grand de Las Vegas est donc historique ! Canelo pesait 63kg lors de son premier combat pro. Il en fait 13 de plus aujourd’hui et semble arrivé à maturité technique et physique. Le Mexicain est une star de la boxe mais cela n’empêche pas les critiques. D’aucuns lui reprochent d’avoir été favorisé lors des décisions face à Gennadyi Golovkin (partage et victoire) et d’avoir déjà été rattrapé par la patrouille anti-dopage. Il n’empêche que sur le ring, il est une fantastique machine à boxer !

Dans son genre, Caleb Plant a également des arguments intéressants. Il est surnommé « Sweethands », pas pour la douceur de ses poings mais pour la fluidité de ses enchainements et de ses déplacements. Et c’est un super-moyens naturel, avec l’avantage de taille et d’allonge qui va avec. Une chose est claire : les deux boxeurs ne s’apprécient guère et en sont venus aux mains avant de s’invectiver en version digitale. Mais la bataille du ring est bien sûr plus importante que la guerre des mots. Prêts pour l’assaut final ? Rendez-vous sur VOOSPORT WORLD et la chaîne Divertissez-VOO (Canal 36).

 

 

Crédits images @Belga

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