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S'organiser au quotidien 01 janvier 2021

Surveiller ses enfants sans les espionner

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Confier à un enfant ou à un ado un appareil muni d’un écran ouvert sur le monde entier, c’est lui offrir une fenêtre sur la connaissance, mais c’est aussi laisser une porte d’entrée à des contenus ou à des personnes malveillantes. Voilà quelques précieuses clés pour surveiller en ligne sans espionner.   

In­for­mer vos en­fants pour aug­men­ter leur sé­cu­ri­té en ligne

La question de leur connexion est un sujet tendu à la maison ? Impliquez vos enfants dans un dialogue à propos de leur sécurité et du contrôle parental. Votre job de parent implique de les protéger et ils doivent savoir que vous savez de quoi vous parlez. Les informations pour garantir leur tranquillité en ligne peuvent venir de différentes sources (école, amis, programmes de sensibilisation comme Clicksafe de Child Focus…), mais votre parole prévaut.

Pour bien les éduquer à la vie virtuelle, il vous faut tout d’abord connaitre et aborder les grands avantages, mais aussi les dangers d’internet. Entre les intrusions, l’usurpation d’identité, le piratage de données, le chantage, le harcèlement, les contenus indésirables et les prédateurs virtuels, on comprend que vous soyez parfois paniqué en voyant votre progéniture approcher d’un écran. Face à ces inquiétudes légitimes, il suffit de leur expliquer, dès le plus jeune âge (pas avant trois ans, répètent les spécialistes de la petite enfance), qu’ils doivent suivre certaines règles pour éviter de prendre des risques et qu’ils doivent faire la différence entre le monde réel et le monde virtuel. Sur internet, comme ailleurs, il y a des méchants et des gentils et ils doivent impérativement vous informer de tout ce qui leur semblerait suspect.

Les responsabiliser et faire d’eux les sentinelles de leurs propres écrans, c’est la base qui, associée à un bon antivirus et à un système de contrôle parental, offre un cadre rassurant à vos jeunes explorateurs de la toile.

Com­prendre pour mieux com­mu­ni­quer

 Chez nous, on avait programmé le contrôle parental sur des heures de connexion drastiques quand ils étaient plus petits. C’était pratique et ça permettait de bien rythmer les soirées sans batailler…» témoigne Magali, maman d’un ado de 15 ans et d’une petite fille de 9 ans. « Aujourd’hui, on a un peu révisé notre jugement avec notre “grand”. Décréter qu’à l’heure pile, un ado doit se déconnecter de sa partie de jeu en ligne avec ses amis, c’est baisser la musique au milieu d’un slow : cruel ! Ça vous plairait qu’on vienne vous couper la chique au milieu d’une phrase ? Et bien c’est pareil. Leur laisser terminer, prolonger de 10 minutes le temps qu’ils fassent un « Top1 » (les « vrais » savent…) ne va rien changer à leur éducation et éviter bien d’inutiles tensions… »

Magali poursuit : « Je me rappelle que, lorsque j’étais ado, ma mère m’obligeait à arrêter de lire après 21 h sous prétexte que ça me fatiguait les yeux. J’étais au milieu d’une page et elle éteignait la lumière sans sommation. Mon mari, lui, ne pouvait profiter de ses jeux de construction que durant le weekend parce que ses parents trouvaient absurde d’empiler des briques en plastique et de créer des mondes imaginaires… De génération en génération, on reproduit les mêmes “injustices”, tout ça parce qu’on ne comprend pas les nouvelles sources d’amusement de nos enfants. Nous, on a décidé de faire autrement et d’adapter les règles à leur âge et à leurs “besoins”. »

Une prise de conscience qui a poussé ces parents à tenter de comprendre ce qui passionnait leurs gamins : « J’ai demandé à mon fils de me montrer en quoi consistaient ses jeux vidéos, j’ai même essayé de manipuler cette manette (sans succès). Je trouvais les images et les personnages violents, on en a discuté, il m’a rassuré. J’ai pu aussi me rendre compte que lorsqu’ils sont en ligne, avec ses copains, ils ne sont pas toujours en train de jouer : ils bavardent, ils échangent, ils se conseillent comme on le faisait par téléphone avant Internet. C’est juste une manière différente de vivre leur amitié. Et pour ma petite, pareil : on a regardé ensemble les programmes qu’elle adore sur YouTube, je lui ai demandé de bien m’expliquer qui étaient ses Youtubeurs préférés, pourquoi ce qu’ils produisent l’intéressait (des vidéos de maquillage sur des enfants ou de déballage de paquets de chips, ça me dépasse). Ça m’a permis de faire le tri, de lui expliquer pourquoi tel ou tel contenu n’était pas pertinent pour elle et de bloquer les sources potentielles d’images indésirables en lui expliquant pourquoi. »

Res­pec­ter leur in­ti­mi­té, mais à cer­taines condi­tions

conditions vie privée enfants

Au-delà des systèmes de sécurité intelligemment développés, détenir les codes d’accès de vos enfants en vous engageant à ne les utiliser qu’en cas d’urgence peut être une solution rassurante. C’est ce qu’a fait Baptiste, papa de trois ados de 13, 16 et 19 ans : « OK pour qu’ils aient chacun leur tablette, leur smartphone, leurs réseaux sociaux et qu’ils se servent de l’ordi familial comme des jeunes de leur âge. Je paye les abonnements, les appareils, tout ce qu’il faut pour qu’ils soient connectés, mais la contrepartie, c’est qu’ils me donnent leurs codes et qu’ils m’informent quand ils en changent. Je leur ai fait la promesse de ne pas fouiller et je m’y tiens. Il m’est arrivé de checker vite fait les listes de contact des réseaux sociaux de mes deux plus jeunes enfants (leur grand frère a 19 ans, il est autonome virtuellement), mais sans entrer dans le détail. J’ai vérifié que les noms des personnes à qui ils parlaient étaient bien des gens de leur entourage proche, mais je n’ai pas ouvert les conversations. Je ne vérifie pas non plus systématiquement l’historique de ce qu’ils consultent sur internet. De toute façon, si je ne tiens pas parole, ils mettront toute leur énergie à contourner ma vigilance… Disons que je suis conscient que certaines curiosités sont de leur âge. J’ai limité le contrôle parental à ce qui me semblait juste. J’ai des amis qui ont intégré des logiciels “espion” sur les ordis et les téléphones de leurs enfants sans les en informer, je ne ferais jamais une chose pareille ! L’objectif, ce n’est pas de les piéger ni qu’ils essayent d’échapper à ma surveillance, mais qu’ils comprennent que je suis le gardien de leur sécurité, même dans leurs machines… Comme un parent quoi ! ». La confiance conjuguée à la technologie, les maitres mots d’une chouette relation équilibrée…

Ac­ti­ver en­semble le contrôle pa­ren­tal

Contrôler, inspecter, fouiller, déconnecter arbitrairement ? Que faire si vous sentez vos enfants en danger ou en train de basculer vers une utilisation excessive de leur écran ? Là encore les impliquer semble être la meilleure des solutions. Rien ne vous empêche d’user de votre autorité pour leur venir en aide, mais en prenant le temps de leur expliquer ce contre quoi vous les protégez (manque de sommeil, absence d’activité physique ou à l’extérieur, baisse du dialogue entre vous…).

Le contrôle parental n’est pas une punition, les enfants et ados doivent bien le comprendre et les rendre acteurs de cette activation est très responsabilisant et valorisant. Limiter le temps de connexion pour chaque enfant, masquer certains contenus, inscrire des sites autorisés et interdits… faites-le ensemble en les laissant plaider leur cause. C’est un excellent exercice de négociation ! Prêts ? Cliquez !

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